Soulfly - Savages

 

SOULFLY

SAVAGES

 

 

 

 

 

 

Avouons-le d’entrée, jamais je n’aurai pensé écrire à nouveau quelque chose de positif au sujet de Soulfly, le groupe de Max Cavalera (ex-Sepultura) ayant été si peu inspiré, prévisible et caricatural depuis presque 10 ans. C’est donc une assez grosse surprise de constater que ce 9ème opus de Soulfly intitulé Savages est plutôt bon, et ce même si son prédécesseur Enslaved (2012) laissait déjà entrevoir quelques signes de ce sursaut. Donnant toujours dans un metal primitif, groovy, tribal et efficace, Soulfly revisite également ici les racines plus agressives et extrêmes  de son frontman. Savages reste un album de Soulfly bien sûr, mais ce dernier est sans doute celui qui se rapproche le plus du style du Sepultura époque Chaos A.D (1993), sans en approcher la qualité, cela va de soi. Toujours est-il que Max a enfin su reprendre de l’inspiration à travers cet album qui tombe à pic au niveau de son thème (la barbarie et la guerre étant des sujets collant bien à l’actualité) et nous livre des compositions de Soulfly qui devraient passer le test du temps (difficile de se souvenir de la majorité des titres des 3 derniers albums…). Bien aidé par une production signée Terry Date collant à merveille avec le style du groupe (mention spéciale à l’excellent son de caisse claire !) dans un registre costaud, organique et limpide, Savages plait également par son déroulement avec juste 10 titres qui sont plutôt longs d’ailleurs pour du Soulfly mais dont on ne sent qu’aucun n’a servi de remplissage. Autre nouveauté, c’est Zyon Cavalera, fils de Max dont on pouvait entendre les battements de cœur sur les premières secondes de Chaos A.D alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère, qui tient la batterie et si le rejeton de son père n’est pas aussi expérimenté et technique que ses prédécesseurs, son style très puissant, direct et percussif contribue largement à la bonne tenue et l’énergie présente sur Savages. Alors passé ses éloges, ne vous attendez pas non plus à un disque qui va révolutionner quoique ce soit mais Soulfly affiche un niveau qu’on n’attendait plus sur le mid-tempo massue « Bloodshed » (avec une apparition d’Igor Cavalera Jr, fils de Max semblant être le plus influencé punk/grunge), le beaucoup plus rapide « Cannibal Holocaust », le plus groovy « Ayatollah Of Rock’N’Rolla » (avec Neil Fallon de Clutch !) ou encore la seconde moitié du disque qui enchaine les titres violents et catchy comme ce « Spiral » bien tranchant, l’inquiétant « El Comegente » chanté en duo avec Tony Campos, « K.C.S » qui voit un autre duo sympathique avec la voix de vermine de Mitch Harris de Napalm Death, et pour les autres titres non encore cités, difficile de dire du mal de « Fallen », « Master Of Savagery », « This Is Violence » ou « Soulfliktion » dont l’efficacité fait mouche ! Max Cavalera ne réinvente pas la roue mais retrouve de sa verve (le fait de bosser avec son fils ? l’aide considérable de son lieutenant Marc Rizzo ?) et c’est finalement tout ce que l’on attend de lui à ce stade.   


Genre :
Metal

Sortie :
07/10/2013

Label :
Nuclear Blast

Produit par :
Terry Date

Line-up :
Max Cavalera - chant, guitare
Marc Rizzo - guitare
Tony Campos - basse
Zyon Cavalera - batterie

Tracklisting :
01-Bloodshed
02-Cannibal Holocaust
03-Fallen
04-Ayatollah Of Rock 'N' Rolla
05-Master Of Savagery
06-Spiral
07-This Is Violence
08-K.C.S
09-El Comegente
10-Soulfliktion
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