Gov't Mule - Paris - 09/07/12

 

GOV'T MULE

09 JUILLET 2012

PARIS - TRIANON

 

 

 

 

 

 

 


Après une première partie assurée de main de maitre par un Kenny Wayne Shepherd éblouissant à la guitare et finissant son set en trombe par un version atomique du « Voodoo Chile » de Jimi Hendrix, l’heure est venue pour le public parisien de retrouver les excellents Gov’t Mule ou ce qui se fait de mieux dans la catégorie jamband (voir ce qui se fait de mieux tout court !). Pour annoncer l’arrivée de la formation de Warren Haynes (également guitariste du Allman Brothers Band), ce n’est autre que le décrié Philippe Manœuvre qui se pointe sur la scène du Trianon, éternellement plaquée derrière ses célèbres lunettes noires…une initiative pas forcemment heureuse devant le nombre de nom d’oiseaux que sa présence déclenche, sans compter les autres invectives type : « Casse toi ! T’es un nul ! ». Bref, ce qui est sur, c’est que ce brave Manœuvre a bien raison de dire que Gov’t Mule c’est de la bonne musique, et sans trop forcer le talent, voici Haynes et les siens qui débarquent au son d’un « Railroad Boy » déjà très prenant. Mais il ne s’agit là que d’une entrée en matière, et très vite le quatuor, complété à merveille par un Matt Abts toujours mirobolant à la batterie, un Jorgen Carlsson à la grosse attaque de basse et un Danny Louis polyvalent (claviers, guitare, trompette) passe la vitesse supérieure avec tout d’abord un « Rocking Horse » du feu de dieu, doté d’une improvisation funky à souhait et d’un premier solo stratosphérique de Warren Haynes, dont le jeu de guitare atteint des sommets si vertigineux que l’on en oublie presque qu’il est également un magnifique chanteur. Comme pour montrer sa capacité à varier les plaisirs avec aisance, voici ensuite le joli « Time To Confess » beaucoup plus reggae dans l’esprit et tout aussi jouissif ! On va passer sur les adjectifs dithyrambiques pour qualifier chacune des nombreuses jams de la soirée, tant ces dernières sont toutes de haute volée et frisent la perfection, au risque de se répéter. Nous allons d’ailleurs nous attarder sur le nouveau titre « Captured », une ballade plus simple, mais vraiment magnifique et qui fait office d’un des meilleurs moments de la soirée, ce qui augure déjà du meilleur pour le prochain opus ! Plus heavy, ce « Streamline Woman » doté d’un riff et d’une rythmique qui bastonne et qui aboutit là encore sur une sacrée preuve de dynamique de la part d’un Gov’t Mule qui pourrait difficilement etre plus versatile lorsqu’il enchaine sur l’intimiste et nuancé « No Need To Suffer », un moment d’exception là encore. Pour finir le set (comme la dernière fois au Bataclan, pas d’entracte, une spécificité parisienne ?) d’abord une reprise impeccable et sublimée du standard blues «  Need Your Love So Bad » puis le seul véritable classique du set « Blind Man In The Dark » (fait rarissime : Matt Abts fait un pain !) suivi d’un « Mule » acclamé par le public et comme tous ses camarades, rallongé à l’envie et au potentiel décuplé par des jams de folie ainsi que par l’inclusion bien sentie du « I’ve Been Working » de Van Morrison ! En rappel, c’est du délire, avec Kenny Wayne Shepherd et Tony Braunagel qui viennent épauler Gov’t Mule sur le «Feel Like Breaking Up Somebody’s Home » d’Albert King dans une version d’anthologie et qui n’a d’égal que la reprise de « That’s What Love Will Make You Do » de Little Milton avec en renfort le bassiste Richard Cousins et le batteur Chris Layton, notamment connu pour avoir fait parti du Steve Ray Vaughan’s Double Trouble. Haynes et Shepherd ne cessent de se livrer à des duel de guitare forcément bandants, éprouvants et confiants au génie (on a hâte de retrouver ça en achetant le live de ce soir sur le site Muletracks), avec Haynes qui s’autorise même quelques plaisirs subtils en balançant ici et là des petits clins d’œil comme  le thème du « Black Dog » de Led Zeppelin ou du « Loser » de Beck. Le second rappel n’était visiblement pas prévu, et Gov’t Mule et Shepherd de revenir pour un ultime « 32/20 Blues » transposé comme d’habitude dans une version funky et toujours aussi géante ! Bref on ne va pas là faire trop longue, en un mot comme en cent : Gov’t Mule est le meilleur groupe live de tous les temps ! Point barre !


Setlist GOV'T MULE :
01-Railroad Boy
02-Rocking Horse
03-Time To Confess
04-Trane
05-Eternity’s Breath (Jeff Beck)
06-Captured
07-Steppin’ Lighlty
08-Streamline Woman
09-No Need To Suffer
10-Need Your Love So Bad (Little Willie John)
11-Blind Man In The Dark
12-Mule/I’ve Been Working So Hard (Van Morrison)/Mule
Encore 1 :
13-Feel Like Breaking Up Somebody’s Home (Albert King)
14-That’s What Love Will Make You Do (Little Milton)
Encore 2 :
15-32/20 Blues (Robert Johnson)




 

 

 

 

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