Black Country Communion - Paris - 19/07/11


BLACK COUNTRY COMMUNION

19 JUILLET 2011

PARIS - BATACLAN

 

 

 

 

 

 

 

 

Déjà fort de 2 albums en moins d’un an, nous avions hâte de voir ce que vaut Black Country Communion en live. Pour rappel, il s’agit là d’un groupe qui réunit un line-up de choix mené par un Glenn Hughes (ex-Deep purple) épaulé par Joe Bonamassa, Jason Bohnam (ex-plein de groupes et fils de John !) et Derek Sherinian (ex-Dream Theater, ex-Alice Cooper). Et la réponse ne va pas trop tarder, puisque c’est sans aucune première partie que BCC, comme disent déjà les intimes, se produit pour son premier concert (et disons le de suite, on n’espère pas le dernier !) dans un Bataclan loin d’être plein (le balcon est fermé tandis que sur les côtés c’est clairsemé) sans pour autant faire ridicule. Celui qui s’illustre d’entrée n’est autre que Glenn Hughes, vêtu d’une belle veste mauve en velours, et arborant un large sourire de satisfaction, lui qui retrouve des planches parisiennes qu’il n’a pas foulé depuis des lustres. C’est bien simple, pendant tout le show, c’est bien Glenn Hughes du haut de ses 58 ans qui fait le spectacle ! Le bassiste/chanteur, très en voix et vraiment impeccable sur l’instrument (il rajoute plein de plans de basse par rapport aux penchants studios), bouge dans tous les sens et en fait des tonnes au niveau de ses mimiques, pour notre plus grand plaisir, il faut bien l’avouer ! Le set s’articule sur les 2 albums de la formation en commençant par le premier Black Country (2010) dont les 2 premiers titres « Black Country » et « One Last Soul » ouvrent le bal ce soir. Mais c’est sur le « Crossfire » d’un 2 (2011), dont 7 titres sur les 11 sont interprétés, qui nous fait d’emblée rendre compte du haut niveau de jeu sur scène, notamment grâce à une intro rallongée. Si la voix et le jeu de Hughes sont un des plus forts atouts de cette soirée, Joe Bonamassa n’est vraiment pas en reste, et si son attitude est sobre, son jeu lui ne l’est pas du tout ! Ce dernier se saisit d’une guitare double manche et se hisse derrière le micro pour les 2 titres de BCC sur lesquels il s’illustre le plus à la voix, à savoir « The Battle For Hadrian’s Wall » et un « Song Of Yesterday » en duo avec Hughes certes, mais où Bonamassa nous livre le premier solo vertigineux d’une soirée qui va en compter beaucoup ! Dans BCC on fait bien attention à mettre tout le monde en valeur, et c’est ainsi Derek Sherinian et Jason Bonham qui nous livrent de courtes (et bonnes) improvisations sur un « I Can See Your Spirit » zeppelinesque à souhait ! On poursuit dans ce set bien équilibré avec les 2 titres épiques de 2, avec pour commencer un « Save Me » que Hughes nous avoue avoir commencé à écrire en 2007 (pendant que Sherinian fait le poseur en jouant avec un clavier presque à l’envers…on ne se refait pas !) puis un « Cold » que Hughes dédie à tous ses amis décédés, ainsi qu’aux nôtres. Glenn nous avait avertis lors de notre interview en avril dernier, il ne tient plus beaucoup à faire de reprises avec BCC. Mais il y en a quand même 2 ce soir, à commencer par cette mirobolante version du « The Ballad Of John Henry » de Bonamassa, titre ultra rock n’roll qui voit bien sur le guitariste s’illustrer, notamment en jouant avec un theremin, mais aussi tout le reste du groupe qui se livre à la plus longue et meilleure jam de la soirée ! Couplé aux 2 epics d’avant, voici indéniablement un des meilleurs moments du show, et pourtant on se prend maintenant en pleine poire le plus agressif « The Outsider » qui relance à merveille l’intensité du set. Sherinian bénéficie ensuite d’un solo, dans lequel les amateurs de Dream Theater ont pu reconnaître un passage de « Lines In The Sand » (notons d’ailleurs des sons d’organ très similaires à ceux qu’il utilisait dans DT pour le bonheur de votre serviteur). Les claviers de ce dernier ne font qu’un avec la voix phénoménale d’un Hughes, on le répète en pleine forme, sur un des meilleurs titres du premier album « The Great Divide ». « Sista Jane », plus générique et rappelant AC/DC, nous offre une nouvelle jam de haut vol ! Sans qu’on voit le temps passer, le quartet quitte déjà la scène, et revient, cela va sans dire, pour un rappel tuant constitué du heavy et accrocheur single « Man In The Middle » suivi par le « Burn » de Deep Purple où chaque musicien tient à marquer dans notre esprit à quel point il excelle dans son domaine ! Un concert dantesque, qui semble malheureusement trop court bien qu’affichant 1h40 au compteur, mais on se dit vraiment qu’on aurait été devant le concert de l’année s’il avait duré au moins 2h00 (cela dit cette heure quarante suffira peut être à votre serviteur…) et franchement on n’aurait pas regardé notre montre une seule fois s’il avait duré 2h30. BCC est un nouveau groupe comme insiste Glenn Hughes en fin de prestation, et dans ce cas nous souhaitons vraiment assister au début d’une longue carrière. Car si BCC n’est peut être pas à la hauteur de ce qu’était Led Zeppelin et Deep Purple dans les années 70, c’est clairement le groupe qui offre en concert ce qui s’en rapproche le plus aujourd’hui ! De l’excellence pure et simple !

Setlist BLACK COUNTRY COMMUNION :
01-Black Country
02-One Last Soul
03-Crossfire
04-The Battle Of Hadrian’s Wall0
05-Song Of Yesterday
06-I Can See Your Spirit
07-Save Me
08-Cold
09-The Ballad Of John Henry (Joe Bonamassa)
10-The Outsider
11-Derek Sherinian Solo
12-The Great Divide
13-Sista Jane
Encore :
14-Man In The Middle
15-Burn (Deep Purple)



           



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