A Pale Horse Named Death - Paris - 16/02/14

 

 A PALE HORSE NAMED DEATH

16 FEVRIER 2014

PARIS - BOULE NOIRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Pale Horse Named Death effectuait ses débuts en France, et plus précisément dans la Boule Noire de Paris, le 16 février dernier. Pour rappel, il s’agit du groupe de Sal Abruscato (Life Of Agony, Type O Negative), reconverti du poste de batteur à celui de guitariste/chanteur, dans lequel il est épaulé par le guitariste Matt Brown (ex-Seventh Void), le batteur Johnny Kelly (Type O Negative, Seventh Void, Danzig) et les relativement inconnus Eric Morgan et Eddie Heedles, ce dernier remplaçant à la guitare Bobby Hambel (Biohazard). Du beau monde donc pour tout amateur de cette scène familiale de Brooklyn qui allie à merveille musique dépressive et sens de l’humour caustique ! On pouvait craindre le pari risqué du promoteur avant d’entrer dans la salle du 18ème arrondissement, et c’est effectivement seulement 50 spectateurs maximum qui sont présents dans la Boule Noire. En ouverture, Blood Runs Deep joue donc devant un parterre très clairsemé et timide, mais ne démérite pas pour autant, balançant un doom costaud, où l’influence de Type O Negative est très présente et ouvrant son set avec le riff du « Cornucopia » de Black Sabbath, lui-même repris en son temps par Type O. A signaler un guitariste soliste assez inspiré et à l’inverse un chant poussif et presque néfaste pour la musique de Blood Runs Deep. Mais peu importe, les quelques fans présents ce soir sont forcément des die-hards et sont venus pour découvrir A Pale Horse Named Death en live ! Premier constat, aussi mélancolique, noire et dépressive la musique du groupe est (sans doute la chose la plus proche de Type O Negative en activité, avec un côté plus catchy), autant l’humour de ses bougres est toujours bien présent avec un Johnny Kelly qui ne cesse déjà de blaguer alors qu’il effectue les derniers réglages sur sa batterie ! Le batteur géant frappe d’ailleurs comme une vraie mule ce soir et on se délecte avec plaisir du son naturel qu’il arbore à l’image de celui avec Seventh Void, à l’opposé de la démarche Type O Negative. Cela a beau être « son » show, Sal n’en reste pas moins un peu timide niveau présence sur scène au poste de frontman, et ce sont finalement ces lieutenants qui se montrent le plus, à l’image d’un Matt Brown parfois en retrait dans le mix et quelque peu mangé par la guitare de Eddie Heedles mais bien mobile sur les planches. Le son est maousse costaud, les riffs ultra lourds et la batterie littéralement écrasante ! Le set débute au son du premier album And Hell Will Follow Me (2011) avec les joyeux (ironie…) « To Die In Your Arms » et « As Black As My Heart » et d’entrée on s’étonne agréablement de constater que Sal n’est pas mauvais chanteur, loin de là, et ce dernier arrive finalement plutôt bien à reproduire ses vocalises studio. Il faut dire aussi qu’avoir  2 guitaristes à ses côtés, l’aide à lâcher son manche sur de nombreuses parties afin de se concentrer pleinement sur ses cordes vocales. L’affluence minimaliste, même si elle est un coup dur pour l’orga, se révèle assez savoureuse pour les fans présents, ces dernier étant en proximité totale avec le groupe, et même Sal semble apprécier : « je peux voir chacun d’entre vous, je préfère largement jouer devant un petit public de passionnés que devant une immense foule qui ne prête pas attention ! ». Et celui qui n’a pas de setlist sous les yeux et qui dépend de ses camarades pour suivre le court de la soirée, de se mettre pour de bon les fans dans la poche lorsqu’il étale son mécontentement devant la tournée anglaise qui vient de s’achever et son dégout pour la nourriture de nos amis rosbifs, avant de vanter les mérites de la France, de la baguette et du brie (n’espérez pas trouver mieux dans le catering de ce genre de concerts en même temps !).  S’en suivent 2 des tous meilleurs extraits de Lay My Soul To Waste (2013) avec les aboutis « In The Sleeping Death » et « Growing Old ». Du même album, Sal ironise ensuite en interprétant leur « énorme hit » comme il dit avec ce « Shallow Grave » plus direct, mais qui voit aussi le frontman commencer à perdre sa voix. Son organe ne reviendra plus vraiment, même s’il sera toujours audible mais désormais bien dominé par les riffs puissants de « Pill Head » ou bien encore le dommy à souhait « Die Alone ».  Cette soirée bien sympathique s’achève par le plus léger et entrainant « Killer By Night » et si les fans sont peu nombreux, nul doute que le « one more song » qu’ils réclament à corps et âmes n’aura pas manqué de donner chaud aux cœurs des new-yorkais. Matt Brown revient donc seul sur scène pour expliquer qu’en raison du couvre-feu et de l’extinction de voix de Sal, il n’est plus possible de jouer, mais promet au public que le groupe au complet le retrouvera au bar dans 5 minutes…une promesse tenue et un chouette concert !

Setlist A PALE HORSE NAMED DEATH :
01-To Die In Your Arms
02-As Black As My Heart
03-The Needle In You
04-Devil In The Closet
05-In The Sleeping Death
06-Growing Old
07-Cracks In The Walls
08-Shallow Grave
09-Pill Head      
10-Die Alone
11-Killer By Night

 

 

 

 

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