Gov't Mule - Paris - 07/07/13

 

GOV'T MULE

07 JUILLET 2013

PARIS - TRIANON

 

 

 

 

 

 

 

 


Gov’t Mule est déjà de retour sur Paris et qui irait s’en plaindre ? Quasiment un an jour pour jour après un concert inoubliable donné dans ce même Trianon le 9 juillet 2012, le quatuor mené par Warren Haynes nous revient, toujours sans nouvel album sous la besace (Shout ! sortira le 16 septembre), ce qui explique peut-être pourquoi le Trianon est beaucoup moins peuplé que l’année dernière ce soir, et encore, la présence de nombreux américains (qui allient probablement tourisme et concerts de Gov’t Mule en Europe) aide ! Quoiqu’il en soit, il est acquis que ce concert va être radicalement différent du précédent, comme toujours avec Gov’t Mule, et la barre ayant été placée si haute l’été dernier, il parait difficile de pouvoir faire mieux. Enfin articulé de manière traditionnelle, à savoir en 2 sets avec un entracte (les précédents concerts parisiens se sont toujours fait d’une traite, pas forcément une habitude pour le groupe), Gov’t Mule commence le premier set en s’échauffant les doigts sur une jam intitulée le « Chez Pie Men » avant d’aboutir sur le riff bien mordant du très rock n’roll « Lola Leave Your Light On », premier extrait d’un Déjà Voodoo (2004) plutôt en vue ce soir ! Gov’t Mule se veut en ce début de concert plutôt sage niveau improvisation et pioche parmi ses compositions les plus directes et efficaces avec notamment « Bad Little Doogie », un « Wandering Child » plus rare et qui fait très plaisir à entendre, « Slackjaw Jezebel » et la belle ballade « Banks Of The Deep End ». Jusque-là, forcément on est conquis comme toujours par la voix et le jeu de guitare d’exception de Warren Haynes, et même si l’on trouve ses compères un brin faciles, ça joue sacrément bien sur scène (même s’il est surprenant d’entendre 5 titres de suite livrés dans des versions très proches de leur penchant studio). L’imprévisible n’allait évidemment pas tarder à pointer le bout de son nez et Gov’t Mule nous balance dans les oreilles 2 reprises des Beatles pour le moins réussies ! Tout d’abord avec « She Said She Said » mais surtout avec cette version cosmique et très remaniée du déjà trippé dans sa version d’origine « Tomorrow Never Knows » qui sert enfin de prétexte à une jam des familles ! On enchaine avec un titre de Warren Haynes, écrit pour Joe Bonamassa sur son A New Day Yesterday (2000), avec le poignant et bluesy « If Heartache Were Nickels ».  La fin de ce premier set s’effectue sur un « Thorazine Shuffle » assez classique, même si entrecoupé de jams et surtout du nouveau titre « Funny Little Tragedy », qui offre certes un aperçu de Shout ! au public mais dont on s’étonne de la présence tant il fait parti des titres les plus faibles du disque (contrairement au « Captured » joué l’an dernier !). Un premier set qui s’achève et qui laisserait presque le fan sur sa faim, les jams ayant été rares et Danny Louis pas forcément dans le coup aussi bien aux claviers qu’à ses rares incartades à la guitare…mais le second set va redresser nettement le cap et remettre Gov’t Mule dans des standards qui sont les siens (que l’on se comprenne, le premier set était très bon, mais on exige l’excellence avec Gov’t Mule !) et on s’étonne d’entendre d’entrée une reprise osée et surprenante d’un titre vraiment pas évident de Pink Floyd avec le « One Of These Days » qui ouvre Meddle (1971) ! Toujours dans les reprises, celle du « Lively Up Yourself » de Bob Marley, interprété en instrumental et agrémenté de nombreuses jams reggae bien sur même si Warren Haynes s’y amuse à décliner le « Black Dog » de Led Zeppelin, qui marque les esprits et une communion des plus sympathiques avec le public à qui Warren Haynes fait reprendre les paroles « you rock so, you rock so » à la fin. S’en suit le plus habituel et toujours très bon « The Shape I’m In » de The Band livré en version funky et après un solo de batterie d’un Matt Abts qui sort les griffes, on revient dans le reggae avec le nouveau titre, beaucoup plus convaincant cette fois, qu’est « Scared To Live » ! Gov’t Mule se retire sur le seul titre interprété l’été dernier dans cette salle avec le classique « Blind Man In The Dark »  chaudement salué par le public, rallongé à l’envie et comportant notamment le riff du « Lazy » de Deep Purple) ! En rappel, on a droit au « How Many More Times » de Led Zeppelin que l’on se prend dans les esgourdes pour une version absolument dantesque, ponctuées de jams en veux-tu en voilà et d’un petit bout du « Higher Ground » de Stevie Wonder ! Alors certes, ce concert est peut-être moins bon que celui de l’an dernier et moins marquant dû à la présence de nombreux invités en 2012 lors du rappel, il faut aussi reconnaitre que l’on est encore sous le coup de la prestation hallucinantes des Black Crowes 10 jours plus tôt à la Cigale, mais tout de même, Gov’t Mule vient encore de nous faire passer une très bonne soirée longue de 2h40 de pure musique !

Setlist GOV’T MULE :
Set 1 :
01-Chez Pie Men Jam
02-Lola Leave Your Light On
03-Bad Little Doggie
04- Wandering Child
05-Slackjaw Jezebel
06-Banks Of The Deep End
07-She Said She Said (The Beatles)
08-Tomorrow Never Knows (The Beatles)
09-If Heartaches Were Nickels
10-Thorazine Shuffle
11-Funny Little Tragedy
Set 2 :
12-One Of These Days (Pink Floyd)
13-Little Toy Brain
14-Lively Up Yourself (Bob Marley & The Wailers)
15-The Shape I’m In (The Band)
16-Solo batterie
17-Hope She’ll Be Happier (Bill Withers)
18-Scared To Live
19-Any Open Window
20-Blind Man In The Dark
Encore :
21-How Many More Times (Led Zeppelin)   

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