Amplifier - Paris - 12/05/13

 

AMPLIFIER

12 MAI 2013

PARIS - DIVAN DU MONDE

 

 

 

 

 

 

 

 


En mars 2007, les mancuniens d’Amplifier se produisaient dans une Scène Bastille ultra vide en soutien de leur deuxième album Insider (2006). 6 ans plus tard, si ce second disque est désormais persona non grata dans les setlists d’Amplifier (orienté depuis dans une sorte de heavy space rock hypnotique), le constat a finalement à peine évolué niveau affluence. Non pas que le Divan Du Monde soit complètement déserté, mais il est malheureusement très loin d’être plein. Du coup l’ambiance est forcément très timide, voir inexistante, comme en atteste cette entrée en matière sur le planant « Mary Rose » extrait du nouvel album Echo Street (2013), avant lequel pas un membre du public ne braille les lumières une fois éteintes. Mais qu’importe, car la proximité avec le groupe est évidemment optimale et le set de ce soir est aussi bien maitrisé qu’excellent de bout en bout. Puisant de façon très équilibré entre le premier album Amplifier (2004), The Octopus (2011) et le petit dernier Echo Street, Amplifier nous dévoile sa musique spatiale et trippée, tantôt délicate, tantôt lourde avec brio. Il faut dire que pour une formation habituée aux clubs, Amplifier met les petits plats dans les grands et on comprend vite pourquoi Sal Balamir n’est plus intéressé par les tournées en première partie. Pendant 2h10( !) de show, de l’unité visuelle des musiciens et roadies, en passant par l’utilisation de leurs propres ingénieurs du son et lumière, des projections sur écran jusqu’aux lasers fort à propos sur « Interstellar », voilà des efforts rares à ce niveau qu’il faut évidemment saluer, d’autant plus que le rendu sonore et visuel est pour ainsi dire parfait ! Cerise sur le gâteau, Charlie Barnes (qui a donné en première partie un set pas inintéressant dans un genre hybride acoustique/électronique, seul à l’aide d’usage de boucles) est même là en musicien additionnel pour assurer des parties complémentaires de guitare, chant et claviers. Malgré la faible affluence et le manque de vie dans le public (les silences qui font mal entre les chansons…), Amplifier ne se démonte pas et sous l’impulsion de Sal Balamir et Steve Durose (ex-Oceansize) l’ancien trio devenu un quintet emboite le pas sur le cosmique « The Wave », bien aidé par des projections hallucinogènes, avec beaucoup de conviction dans une interprétation toujours parfaite et pour le moins intense ! Les titres hypnotisant à rallonge sont de sortie et qu’ils soient sombres (« The Wheel »), subtils et mélancoliques (« Extra Vehicular ») ou carrément menaçants (« The Octopus » au cours d’un rappel apocalyptique), les fameux bouquets finaux bruitistes du groupe font mouche avec cette intensité extrême et cette montée en puissance toujours très progressive et bien amenée. Toutefois si votre serviteur s’extasie devant cette facette d’Amplifier, la grande majorité du public semble lui préférer les titres plus directs du premier album, seuls à recueillir un minimum d’accueil, et ils ne sont heureusement pas en reste avec 5 très bonnes cartouches qui en sont tirés avec en tête l’accrocheur « Motorhead », le joli « Old Movies » (avant lequel Durose rigole du caractère amorphe du public : « vous n’avez pas le droit de dormir, c’est la règle en rock n’roll »), l’aérien « UFOs » et bien sur l’incontournable « Airborne » balancé au dessus des nuages et finissant cette grosse prestation de plus de 2h00 sur un énième final en forme d’apothéose ! Plus que jamais, les absents ont vraiment tord et si Amplifier s’est toujours montré assez convaincant, le groupe passe un énorme pallier avec ce genre de concerts. Désormais immanquable en tête d’affiche !  

Setlist AMPLIFIER:
01-Mary Rose
02-The Wave
03-Interglacial Spell
04-The Wheel
05-Extra Vehicular
06-Motorhead
07-Interstellar
08-UFOs
09-Fall Of The Empire
10-Old Movies
11-Where The River Goes
12-Neon
13-Close
Encore:
14-The Octopus
15-Airborne

close
_/_

_/_