Living Colour - Paris - 13/03/13

 

LIVING COLOUR

13 MARS 2013

PARIS - NEW MORNING

 

 

 

 

 

 

 

 


Living Colour est aujourd’hui bien loin de la hype et la popularité dont il bénéficiait à la fin des 80’s/début des 90’s, mais pour autant, les new-yorkais bénéficient toujours d’un certain succès d’estime et d’une fanbase fidèle, venue remplir comme un œuf le New Morning en cette journée glaciale (la neige abondante a causé un retard conséquent dans l’arrivée de Living Colour sur Paris même si au final le retard sur scène n’est que de 30 minutes, un moindre mal lorsqu’on sait que beaucoup de concerts ont été annulés sur Paris pendant 2 jours). Cette tournée célèbre les 25 ans de la sortie du premier album Vivid (1988) et d’une manière générale, seuls des titres des 3 premiers albums sont interprétés ce soir laissant les 2 disques post-reformation de côté. On commence avec une agréable surprise au son de la relecture heavy et groovy du « Preachin’ Blues » de Robert Johnson ! Une entrée en matière fracassante et qui montre les racines du groupe avant de s’attaquer donc à l’intégralité de Vivid joué dans l’ordre comme sur album. S’en suit donc le classique « Cult Of Personality », recueillant bien sur un des meilleurs accueils et dévoilant d’entrée le niveau de jeu stratosphérique des 4 musiciens de Living Colour ! Ca peut paraître cliché, mais la voix de Corey Glover se bonifie vraiment avec le temps (si c’était possible !), le chanteur étant vraiment impeccable dans tous les registres et atteignant parfois des aigues surhumains. Le guitariste Vernon Reid, s’il n’a plus tellement le vent en poupe, éclabousse toujours de sa classe et de son jeu ultra technique, varié et original (et aussi par son matos réunissant une abondance de pédales d’effets, ordinateur, ipad et la complexité d’un câblage à faire pâlir le TGBT d’un centre commercial !). La section rythmique n’est vraiment pas en reste, avec 2 des meilleurs bassistes et batteurs du circuit avec Doug Wimbish et Will Calhoun dont la richesse et la finesse du jeu n’ont d’égal que la puissance et la lourdeur ! Revenons sur Vivid, interprété certes en entier, mais dont les habituels classiques sont finalement ceux qui réjouissent le plus avec ce « Middle Man » introduit par un tapping de haut vol de Vernon Reid ou bien encore cet excellent « Open Letter To A Landlord » repris à gorge déployées par le public et introduit par une reprise d’ « Amazing Grace ». Le chargé et pourtant funky « Funny Vibe » ainsi que la reprise des Talking Heads « Memories Can’t Wait » sont d’autres exemples de classiques que l’on ne présente plus tant ils font les bonnes heures des concerts de Living Colour depuis des lustres ! En revanche, ce « Broken Hearts » dépoussiéré et fort agréable est aussi l’occasion d’un solo de basse bien mordant de Doug Wimbish, suivi de près par un des multiples solos de bravoure (on peine à croire la vitesse des doigts sur le manche) de Vernon Reid. Après que « Which Way To America ? » clôture Vivid sans que l’on ai vu le temps passé, et après un solo de batterie dantesque du père Calhoun et agréablement plus court que d’habitude, on entre dans un chapitre consacré au parfois décrié Stain (1993) avec les pourtant très bons « Ignorance Is Bliss » et ce « Bi » agrémenté d’un solo de basse à effets cosmiques de Wimbish suivi de près par l’accrocheur « Leave It Alone ». On revient ensuite une page en arrière avec le second album Time’s Up (1990) avec le classique de chez classique qu’est « Love Rears Its Ugly Head », avant lequel Vernon Reid profite pour souhaiter bon anniversaire à sa femme avant de voir son chanteur Corey Glover improviser à la fin de ce qui ressemble à une version écourtée un « happy birthday » repris par le public pour la plus grande joie du guitariste. Signalons d’ailleurs au passage la grande complicité sur scène entre les 4 musiciens qui ne cessent de blaguer entre eux ! On a peur d’une histoire de couvre-feu lorsque l’on voit que « Go Away » a été zappé malgré sa présence sur la setlist, mais on est rassuré lorsque le groupe revient sur un « Time’s Up » pour le moins rageur et furieux ! Livré dans une version d’anthologie, en medley avec le « Get Up I Feel Like Being A Sex Machine » de James Brown, difficile de ne pas finir sur les rotules devant telle démonstration de maitrise, de feeling et d’énergie ! De quoi nous mettre du baume au cœur et nous réchauffer afin d’affronter de nouveau le froid glacial qui sévie dehors !  

Setlist LIVING COLOUR :
01-Preachin’ Blues (Robert Johnson)
02-Cult Of Personality
03-I Want To Know
04-Middle Man
05-Desperate People
06-Open Letter (To A Landlord)
07-Funny Vibe
08-Memories Can’t Wait (Talking Heads)
09-Broken Hearts
10-Glamour Boys
11-What’s Your Favourite Colour ?
12-Which Way To America ?
13-Solo batterie
14-Ignorance Is Bliss
15-Bi
16-Leave It Alone
17-Love Rears Its Ugly Head
Encore :
18-Time’s Up/Get Up I Feel Like Being A Sex Machine (James Brown)

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