Saint Vitus - Paris - 09/03/13

 

SAINT VITUS

MOS GENERATOR

09 MARS 2013

PARIS - MAROQUINERIE

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le Hellfest 2009, Saint Vitus est déjà passé 4 fois en France dont 2 fois en tête d’affiche dans la capitale (en comptant ce soir). Un constat inespéré et inespérable il y a quelques années encore. Mieux, c’est cette fois avec un nouveau disque Lillie F :65 (2012) sous le coude, qui plus est un des meilleurs de sa discographie, que les patrons du doom reviennent à Paris dans une Maroquinerie bien remplie ! En mise en bouche, ce sont les excellents Mos Generator qui déroulent un set de 40 minutes bien bandant sur fond de stoner/doom couillu, rock n’roll et psychédélique ! Beaucoup découvrent le groupe ce soir (je ne vais pas me la jouer, j’en fais parti !), et beaucoup prennent une sacrée claque ! Sous l’impulsion d’un batteur qui cogne comme un sourd et au jeu plus subtil que sa frappe bucheronne n’en a l’air et un guitariste/chanteur aux riffs qui font mouche et bien en voix, Mos Generator frappe un grand coup et reçoit en retour un accueil très chaleureux et on ne peut plus mérité !
Changement d’ambiance lorsque les légendes du doom que sont Dave Chandler et Scott « Wino » Weinrich, qui d’emblée partage des shots de Jack Daniels avec des fans au premier rang, débarquent sur scène pour un « Blessed Night » assez dynamique extrait de leur dernier album en date dont les meilleures cartouches sont interprétées ce soir. Le son est massif, particulièrement sur la batterie et la guitare et on regrettera tout juste que la voix de Wino se retrouve un peu trop en retrait dans le mix. Le groupe à la banane, à l’image des nombreuses interventions de Chandler et Weinrich entre les titres, et il faut bien avoué que Saint Vitus n’a probablement jamais bénéficié d’un aussi bon accueil en salle française. On tape dans le classique avec ce « I Bleed Black » sur lequel Dave Chandler semble aussi possédé que les paroles du titre et que le son si caractéristique de sa guitare, alliage de basses poussées à fond sans aigues avec adjonction de wha-wha pour se livrer à des solos hantés ! Ce même Chandler se trompe dans la setlist et zappe « Look Behind You » avant de se faire rattraper par ses compères qui se paient sa tâte au passage, Henry Vasquez en tête, qui outre veiller au bon déroulement de la setlist, apporte surtout une grosse dose de dynamisme à Saint Vitus grâce à son jeu intense et particulièrement costaud derrière les fûts. Chandler prend sa revanche sur « Let Them Fall » qu’il pensait interpréter juste avant et qu’il livre avec énormément de conviction en chantant les paroles tout en gratifiant le public de ses expressions de visage légendaires ! S’en suit un autre nouveau titre avec « The Bleeding Ground » que Chandler dit avoir écrit en pensant à une salope s’appelant Katrina (Chandler habite la Nouvelle Orléans et évoque bien sur l’ouragan qui a saccagé la ville en 2005). Si Wino n’est pas très en avant dans le mix, il n’en reste pas moins en bonne forme vocale et semble lui aussi touché d’un accueil pareil à Paris. On a même le droit à une rareté de V (1990) avec « Patra ». Dans le rayon gros riff doom de chez gros riff doom, « The Troll » et « The Waste Of Time » font littéralement mouche tant les fans s’inclinent devant leur puissance. La fin de set délaisse la facette doom et lente du combo un petit moment pour des titres plus uptempo et punk dans l’âme avec « White Stallions » (qui déclenche de bons pogos !) et la reprise de Black Flag « Thirsty And Miserable ». En rappel, quoi de mieux que de finir avec les 2 classiques absolus de Born too Late (1986) avec tout d’abord le cri de désespoir d’un alcoolique résigné qu’est « Dying Inside » puis avec ce « Born Too Late » d’anthologie, avant lequel Wino demande aux gens du public leur année de naissance, précisant qu’il a assisté à la tournée de Paranoid (1970) de Black Sabbath sans vouloir en dire plus (précisons qu’il avait 10 ans lors de la dite tournée). Chandler veut que les lumières soient allumées sur ce titre pour bien voir le public puis il rentre en transe en chopant les cheveux de quelques fans pour lui permettre de jouer certains soli de wha-wha bruitistes, lorsqu’il ne les livre pas à la manière d’Hendrix avec les dents ou guitare dans le dos, et encore ce cher Dave Chandler qui finit carrément le concert en jouant dans la fosse et en jetant son banana à un fan ! C’est une surprise, mais cette date de Saint Vitus bien suivie par le public parisien fera date dans les mémoires des fans et des membres du groupe !  

Setlist SAINT VITUS :
01-Blessed Night
02-I Bleed Black
03-War Is Destiny
04-Look Behind You
05-Let Them Fall
06-The Bleeding Ground
07-Patra
08-The Troll
09-The Waste Of Time
10-White Stallions
11-Thirsty And Miserable (Black Flag)
Encore :
12-Dying Inside
13-Born Too Late

 

 

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