Corrosion Of Conformity - Mike Dean

 

 CORROSION OF CONFORMITY

 INTERVIEW AVEC MIKE DEAN

 13 JANVIER 2012 PAR TELEPHONE

 

 

Avoir un frontman qui consacre plus de temps à une autre formation peut avoir des
conséquences fâcheuses comme peuvent en témoigner des membres de Corrosion Of
Conformity dans une situation très vulnérable depuis 10 ans. On a bien cru que Mike Dean
et Woody Weatherman avaient pris une regrettable retraite forcée, mais les bougres ont
décidés de revenir, sans attendre un Pepper Keenan à qui la porte reste ouverte, et en
réintégrant le vrai batteur de la formation : Reed Mullin ! Le résultat ? Un album comme
toujours très inspiré, pour une formation qui même sans poivre, n’a rien perdu de son
piquant ! Parole au volubile Mike Dean pour parler de cette nouvelle résurrection !

L’implication de Pepper Keenan dans Down a poussé Corrosion Of
Conformity sur la touche pendant 2 longues périodes au cours des 10 dernières années. A
cette époque vous ne souhaitiez pas continuer l’aventure sans Pepper. Qu’est-ce qui vous a
donné l’envie de revenir à la formule en trio cette fois ?

Mike Dean (chant, basse) : C’est Pepper lui-même qui nous a contactés pour remettre le couvert en nous
disant qu’il recevait des offres pour jouer sur des festivals européens pour l’été 2010. Il y avait
notamment le High Voltage de Londres (ndlr : où c’est finalement Down qui s’est produit) et
peut être même le Hellfest il me semble. Nous étions partants mais au final l’emploi du temps de
Down a encore eu raison de ce projet. J’ai alors sorti une blague aux autres : « pourquoi ne pas
revenir au line-up en trio ? » et personne n’a rigolé (rires) ! Du coup, j’ai reformulé cette phrase
de manière sérieuse. Dès que l’idée a été lancée, pas mal de gens ont manifestés de l’intérêt, à
l’instar de Greg Anderson du label Southern Lord (également guitariste de Goatsnake), et nous
ont demandés de partir en tournée et d’enregistrer un nouvel album avec ce line-up. La plupart
des gens souhaitaient entendre à nouveau les titres d’Animosity (1985) mais de notre côté nous
voulions surtout proposer du neuf ! Je tiens à créer de la nouvelle musique en permanence et je
ne veux surtout pas tomber dans la nostalgie. C’est pour ça que dès le début nous avons
composé des nouveaux titres et les avons intégrés à notre setlist.

Ce retour à 3 est une bonne décision car l’idée de vous savoir déjà à la retraite musicale
était désagréable…

Il n’y a vraiment que Woody (Weatherman) qui s’est arrêté un temps de faire de la musique. Il
est parti vivre dans une ferme dans les montagnes en Virginie à 2h00 de route de notre Caroline
Du Nord et il a eu un bébé ! A la base j’avais fondé Righteous Fool avec lui, mais de part son
éloignement géographique il ne pouvait plus continuer. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai
refondé le line-up de Righteous Fool et proposé à Reed Mullin de rejouer avec moi. C’était la
première fois en 10 ans mais j’ai retrouvé le même batteur et ça a également joué un rôle dans le
retour de C.O.C.

Justement, quand avez-vous repris contact avec Reed ?

Nous avons repris contact car Reed s’est marié il y a quelques années et j’ai reçu contre toute
attente une invitation. Je ne pouvais pas me rendre au mariage mais j’ai fait un tour à la fête qui
s’en suivi. Puis nous avons fini par parler de reprendre Righteous Fool ensemble en incluant le
guitariste Jason Browning et c’est vraiment ce qui nous a amené au retour de Reed dans C.O.C.
Sans ça, je ne suis même pas sur que le groupe aurait repris du service.

Il y a 10 ans, Reed avait officiellement quitté le groupe pour cause de problèmes dorsaux.
Etais-tu inquiet quant à son état de forme du coup ?

Il avait effectivement des problèmes dorsaux. Lorsque tu es batteur, tu t’exposes à ce genre de
risques, et tu as plutôt intérêt à t’échauffer et faire de l’exercice. Chose que Reed ne faisait
absolument pas. Le type de vie en tournée qui t’amène à être constamment dans un bus, un van
ou un avion n’aide en rien. Mais il n’y avait pas que ça. Reed avait également un problème
d’ordre créatif à l’époque. Il voulait prendre davantage part à la composition et chanter quelques
parties et ce fût le début d’un problème relationnel il y a 10 ans. Il a d’ailleurs ensuite pu
s’exprimer autant qu’il le souhaitait dans d’autres projets, même si je n’ai jamais vraiment jeté
une oreille dessus. Mais le gros problème était qu’il ne pouvait plus passer autant de temps en
tournée. Aujourd’hui il a appris à jouer en s’infligeant une moindre douleur.

Tu viens d’évoquer ton autre groupe Righteous Fool. Quand allez-vous sortir votre premier
album ?

Lorsque nous étions en Californie pour enregistrer l’album de C.O.C, nous avons également mis
en boite les grosses fondations du disque de Righteous Fool. Maintenant il ne nous reste plus
qu’à trouver un peu de temps autour de C.O.C pour enregistrer quelques overdubs et apporter
les touches finales. Je suis bien occupé en ce moment ! Mais beaucoup de titres de Righteous
Fool ont été mis en boite rapidement car nous avons donné pas mal de concerts en 2010 et
2011, notamment avec Clutch dont un concert pour la nouvelle année en Caroline Du Nord.
C’est plaisant d’avoir 2 entités musicales différentes, mais c’est un défi au niveau du temps,
surtout que C.O.C va en demander beaucoup désormais !

Revenons à C.O.C. Avant cet album, vous êtes donc parti longtemps en tournée pour jouer
ces titres que vous n’aviez plus interprétés depuis des siècles. Etait-ce facile de revenir à ce
répertoire, et en particulier pour toi de revenir au chant ?

C’était une sacrée différence. Surtout pour moi effectivement. Me remettre au chant m’a
demandé beaucoup d’efforts mais dans le même temps, les chansons nous sont revenues de
manière assez naturelle. Notre inconscient s’en souvenait. Réapprendre ces vieux titres était un
bon point de départ pour faire de nouvelles choses, ce que nous avons fait de suite d’ailleurs !
Mais oui c’était un défi, même si finalement je pense que c’est à Reed qu’incombait le plus de
difficulté devant le fait d’exécuter tous ces tempi… « aérobiques » (rires) !

Evidemment, la dynamique doit être très différente entre le line-up à 4 et celui à 3. Mais
devant le fait que vous n’aviez pas joué en trio depuis 15 ans, une période où vous avez
beaucoup évolué musicalement, n’aviez-vous pas l’impression de former un line-up avec une
nouvelle alchimie ?

Oui et non. Ca semblait nouveau à bien des égards mais il y avait également beaucoup de
mécanismes familiers qui revenaient. Si tu en discutes avec Reed, il va te dire que nous avons
tous les 3 appris à jouer de la musique ensemble et c’est assez vrai je dois dire ! Nous avons
donc des automatismes qui existent depuis le début mais cela faisait tellement longtemps que
nous n’avions pas tapé dans Animosity que nous avons quelque peu réinterprété ces titres. Mais
la grosse différence fût de composer des nouveaux titres sans Pepper, même si c’était quelque
chose de très intéressant car cela permettait à chacun d’avoir une plus grande contribution. Car il
ne faut pas s’y tromper, Pepper est un mec très créatif ! Il a beaucoup de bonnes idées et aussi
des opinions assez précises (rires) ! Je serai d’ailleurs tout à fait partant pour refaire de la
musique avec Pepper, ça serait cool !

Ce fût aussi la première fois depuis longtemps que tu avais en charge d’écrire les paroles.
Etait-ce une transition aisée ?

C’était plutôt difficile au départ. En fait je n’étais pas vraiment sur de ce que j’aimais dans ce
que j’écrivais, mais au moins je savais mettre le doigt sur ce que je n’aimais pas (rires) ! J’ai fini
par écrire des lignes de charabia et me laisser guider par mon imagination jusqu’à obtenir
quelque chose de cohérent. A partir de cette approche, j’ai finit par construire petit à petit les
paroles afin d’en faire quelque chose d’à peu près intelligent, ou du moins qui reflétait mon
intelligence (rires) ! C’était un peu la même façon de faire que pour la musique. Mais nous
étions dans une bonne place spirituelle pour cet album et l’inspiration a découlé de façon assez
naturelle ce qui est toujours agréable ! Ca me prend juste un peu plus de temps pour les paroles,
mais rien de bien méchant.

Es-tu revenu à des paroles plus politiques comme pendant les années 80 ?

Non, pas directement en tout cas. Nous touchons bien à quelques thèmes sociopolitiques et à la
psychologie du pouvoir mais nous ne prônons aucun message, bien que nous ayons nos
opinions. Je préfère vraiment écrire des paroles libres à l’interprétation de chacun plutôt que de
me livrer à une sorte de propagande qui de toute manière ne fonctionnerait pas. Ce n’est pas
concluant de dicter aux gens ce qu’ils doivent faire. En général, c’est l’effet inverse qui se
produit et je préfère que chacun pense par soi même. Personnellement, je regarde de près la
politique, mais artistiquement, ça ne m’inspire pas. Je sais que dans les 80’s nous étions plus
engagés, mais cela vient surtout du fait qu’à 18 ans tu penses tout savoir et surtout que les sujets
politiques sont un bon substitut à de bonnes paroles ! Cela dit, il y a bien sur de très bons auteurs
de paroles politiques, mais je ne pense pas pouvoir prétendre l’être.     

Vous avez enregistré l’album au studio 606 de Dave Grohl (Foo Fighters, Them Crooked
Vultures, Nirvana). Dave ne s’est jamais caché d’être un gros fan du line-up de C.O.C en
trio (ndlr : Pour Probot, il avait d’ailleurs fait appel à Mike Dean pour chanter et non pas à
Pepper). Est-ce lui qui a insisté pour que vous utilisiez son studio ?

C’est Dave qui nous a lancé l’invitation ! Reed est allé le voir lorsque Them Crooked Vultures
ont joué près de chez nous et Dave lui a proposé d’utiliser son excellent studio pour un prix très
bas. Il a matérialisé cette invitation en demandant à John Paul Jones de me laisser un message
sur mon répondeur (rires) ! Dave et Reed ont pensés que ça allait m’impressionner…et ils ont eu
raison (rires) ! Mes potes n’arrivaient pas à me croire mais c’était pourtant bien vrai ! Dave
essaie vraiment d’aider les groupes qu’il apprécie. Il a donné le même coup de main aux mecs
de Karma To Burn par exemple. Lui et son ingénieur du son n’hésitent pas à baisser
considérablement leur prix afin de s’assurer de donner tous les moyens aux groupes qui le
méritent selon eux. En tout cas c’est un super studio. En gros Dave a plus ou moins copié le
studio Sound City qu’il apprécie tant et où il a mis en boite Nevermind (1991) de Nirvana. C’est
un studio à l’ancienne avec plein de bons instruments et une très bonne acoustique. Un endroit
particulièrement idéal pour enregistrer la batterie.

En intitulant ce nouvel opus Corrosion Of Conformity, les fans risquent d’être troublés. Car
un titre éponyme peut donner l’impression que Pepper a fait son temps dans C.O.C, ne crois-
tu pas ?

Peut être bien. C’est un titre qui va être reçu par certains comme une provocation. Je m’attends
déjà à recevoir beaucoup de critiques quant au fait que nous sortions un nouvel album sans
Pepper. Puis il y a aussi pas mal de gens qui vont dire que nous sommes trop vieux et que nous
ferions mieux de raccrocher. Et justement, nous avons envie de répondre à ces gens là que nous
venons de mettre en boite un disque agressif, créatif et suffisamment bon selon nous pour
prétendre à être l’album qui nous définit, d’où la décision du titre éponyme. C’est une
provocation, je ne le nie pas, mais dès le début et ne serait-ce que par notre nom, cela a toujours
été le concept de Corrosion Of Conformity : nous pointer avec les 2 majeurs en l’air !

Niveau style, vous n’êtes pas tombé dans la nostalgie, et bien qu’il y ait pas mal de tempi
hardcore ici, il ne s’agit absolument pas d’un Animosity pt.2. Etait-ce très clair pour vous
qu’il fallait continuer à aller de l’avant ?

Tout à fait. Nous sommes partis d’Animosity comme point de départ car nous voulions en
conserver l’agressivité mais nous voulions également apporter beaucoup plus de mélodies à
l’ensemble. Cela nous a menés naturellement à des choses nouvelles et très variées sans
forcement trop calculer.  

Des titres comme « Psychic Vampires », « River Of Stone » et « The Doom » peuvent être
vus comme un mélange entre Animosity, In The Arms Of God (2005) et Deliverance (1994).
Etait-ce votre intention de pouvoir toucher à tous les styles abordés dans l’histoire de
C.O.C ?

Nous n’avons pas volontairement essayé même si nous y sommes probablement parvenus grâce
à cette variété de tempo et de textures. Avec tous les changements de line-up que nous avons
connus dans notre histoire, nous avons d’emblée aborder des styles différents et nous avons de
toute manière toujours désiré essayer de nouvelles choses et élargir nos horizons pour continuer
à faire des disques intéressants et de maintenir une carrière passionnante. Cette tendance à varier
les plaisirs a toujours joué en notre faveur, même si à chaque fois certains se plaignent du
changement, mais nous aimons ça à vrai dire (rires) !

« Your Tomorrow », « The Moneychangers » et « Rat City » illustrent une certaine
fraicheur et ont un côté très spontané. Sont-ils ceux qui sont venus le plus naturellement ?

« The Moneychangers », « Rat City », « The Doom » et « Your Tomorrow » sont les premiers
titres que nous avons écrits durant l’été 2010 afin de nous permettre de partir sur les routes sans
avoir à nous cantonner à des titres vieux de 20 ans ! Ces titres nous sont venus assez facilement
et ont fait figure de point de départ pour la suite de l’album. Ils font d’ailleurs parti des meilleurs
sur le disque, du fait de les avoir joué tant de fois en concert, l’interprétation est sans doute la
meilleure de l’album. 

L’instrumental « El Lamento De Las Cabras » possède une atmosphère excellente. Quelle
est l’histoire derrière ce titre ?

Woody avait cet instrumental qui n’était pas assez court pour en faire un interlude. La plupart de
nos démos ont été mise en boite dans la ferme de Woody. Le jour où nous l’avons enregistré il
faisait très chaud. Puis Woody nous dit à un moment que popeye ne se sent pas bien. Je précise
que popeye est le nom d’une de ses chèvres ! Je n‘y porte pas grande attention et je commence à
enregistrer mes parties de basse en overdubs tout en mettant la musique très fort. Pendant ce
temps là, une grosse pluie éclate sur la ferme et papa vient apparemment de mourir. Woody
porte sa défunte chèvre, la pose dans une brouette et part pour l’enterrer. Et c’est là que nous
voyons toutes les autres chèvres, ainsi que les ânes, suivre Woody et la dépouille de papa,
comme pour lui dire un dernier au revoir, dans ce qui ressemblait vraiment à des funérailles de
chèvres ! Au départ nous avons appelé le titre « Popeye’s Lament » puis nous avons pensé que ça
sonnerait mieux en espagnol (rires) ! Lorsque nous avons enregistré la version finale en
Californie, Woody et notre producteur John Custer ont rajouté plein d’overdubs, et ce titre
d’origine assez calme dans la veine des instrumentaux de Kyuss a évolué en une sorte de bande
sonore.       

Pendant les 2 coups d’arrêts de C.O.C, vous avez crée les Let’Lones puis Righteous Fool.
Avez-vous réutilisé des riffs de ces 2 formations sur ce nouvel opus ?

On est allé nulle part avec les Let’Lones. C’est une expérience qui nous a surtout servi à
apprendre de nouvelles choses en termes de composition à l’époque, et j’avais d’ailleurs
apprécié le coup de main que Pepper nous avait donné en finalisant les idées vocales de nos
titres. Il y avait de la qualité dans la musique de Let’Lones mais ce fût une expérience ratée dans
ma capacité à mener un groupe à l’époque. Nous n’avons réutilisés aucun riff de Let’Lones, en
revanche il y a un riff de la version originale de Righteous Fool avec Woody à la fin de « The
Doom » sur la partie qui sonne un peu à la Black Sabbath avec les changements de tempo. En
dehors de ça, il n’y a pas eu d’autre recyclage (rires) !

Sur « Leeches », « Come Not Here » et « What You’ve Become » on ne reconnaît pas ta
voix, et ce n’est pas celle de Woody non plus. Est-ce Reed qui chante ces 3 titres ?

Oui c’est Reed ! Beaucoup de gens l’oublient, mais sur Animosity ils chantaient déjà « Holier »
et une bonne partie de « Hungry Child ». C’est assez étrange car pour l’instant j’ai souvent été
complimenté pour les vocalises de Reed ! Ca changera lorsque l’album sera sorti et que Reed
sera marqué comme chanteur sur ces 3 titres, mais pour le moment on m’en donne souvent le
crédit (rires) ! Ca me donne envie de me mettre dans un coin et de chialer (rires) ! Non je rigole
bien sur, j’aime bien sa voix en fait !

Il y aura 2 titres bonus sur la version vinyle. Est-ce un moyen de mettre la lumière sur ce
format ?

En fait c’est Candlelight qui tient particulièrement à proposer des packages différents avec des
bonus. En mettant 2 titres supplémentaires sur le vinyle ils veulent sans doute le rendre plus
attractif, mais de mon côté j’espère juste que ça ne fait pas un album trop long, car lorsque tu
dépasses une certaine durée le son du vinyle devient moins bon. Dans ces 2 bonus il y a le titre
« Canyon Man » qui est vraiment super ! C’était dur de le laisser sur la touche pour la version
normale. Mais je ne sais pas très bien si ces 2 bonus resteront exclusifs au vinyle, il me semble
qu’une version cd deluxe a également été évoquée.

C.O.C n’a jamais vraiment tourné convenablement en Europe. Dans les années 90 vous avez
surtout assuré des premières parties de choix (ndlr : Metallica, Megadeth) et dans les années
2000, mis à part l’Angleterre, vous n’êtes jamais venus. Cependant vous avez effectué 2
tournées européennes en 2011. On peut supposer que vous allez défendre convenablement ce
nouvel opus en Europe n’est-ce pas ?

Nous allons sans doute venir à nouveau à 2 reprises en 2012. Une première fois au printemps
puis encore une fois à la fin de l’été. Nous souhaitons être en tête d’affiche et peu importe où ça
nous mène, même si c’est pour jouer dans des bars ou des squats, ça nous convient (rires) !

En concert, vous jammez sur des riffs de l’ère Pepper comme « Bottom Feeder » ou « Seven
Days » mais il y a 2 titres que vous pourriez très bien interpréter vu que tu les chantes soit
seul ou avec Woody : « Infinite War » et « Deliverance ». Pourquoi ne pas les jouer ?

A vrai dire nous venons justement de jouer « Deliverance » lors de notre concert du nouvel an
avec Clutch. Ca doit faire une quinzaine d’années que je ne l’avais pas joué, mais ça sonnait
plutôt bien !    

close
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