Black Country Communion - Glenn Hughes

 
BLACK COUNTRY COMMUNION

 INTERVIEW AVEC GLENN HUGHES

 13 AVRIL 2011 A PARIS

 

 

Black Country Communion n’était pas une aventure musicale éphémère liant Glenn Hughes, Joe Bonamassa, Derek Sherinian et Jason Bonham, n’en déplaise à ceux qui ne croyaient pas dans la longévité de ce qui convient d’être appelé un supergroup. Mais après une première communion, BCC signe avec 2 sa profession de foi. De quoi se faire appeler : un vrai groupe ! Mais c’est encore Glenn Hughes qui en parle le mieux !   

2 débarque à peine 9 mois après la sortie de Black Country (2010). Si c’est un
planning très rare de nos jours, c’était une façon de fonctionner commune dans les années
70. ..

Glenn Hughes (chant, basse) : Tout à fait. Les choses ont commencé à vraiment changer dans les années 80. A cette époque, beaucoup d’artistes pouvaient attendre jusqu’à 5 ans avant de publier un nouvel
album, pour la simple et bonne raison que les ventes de disque étaient colossales ! Sur le même
album, une maison de disque pouvait exploiter 5 singles et 5 clips. Il n’a échappé à personne,
que c’est un mode de fonctionnement aujourd’hui révolu. Personnellement je viens évidemment
de l’école des années 70. Ce qu’on appelle le classic rock, avec des formations comme Led
Zeppelin et Deep Purple (dont Glenn a fait parti dans les mk.III et IV) qui sortaient chaque année
au moins un nouvel album avec par exemple pour Led Zep : I (1969), II (1969), III (1970) et IV
(1971) et pour Deep Purple : Burn (1974), Stormbrnger (1974) et Come Taste The Band (1975).
Je pourrai également citer The Rolling Stones avec Stinky Fingers (1971), Exile On Main St.
(1972) et Goats Head Soup (1972) et encore je ne parle même pas de The Beatles. Tout se
passait beaucoup plus vite à l’époque, car tout tournait autour des chansons en elles-mêmes. Il
n’y avait pas de laser ou d’autres effets spéciaux. Ce qui comptait en musique, c’était juste de
faire de bonnes chansons. Dès que nous avons formé Black Country Communion, nous
voulions sortir 2 albums en un an. Je sais que je ne l’ai pas évoqué lors de mon dernier passage
promo à Paris, mais je l’ai fait exprès car je ne voulais effrayer personne. Si tu annonces
d’entrée qu’il va y avoir 2 disques, les gens vont t’attendre au tournant pour le deuxième, car en
général s’il ne marche pas, le groupe meurt. Pourquoi tenions-nous à offrir 2 albums en un an ?
Parce que cela t’offre d’emblée une meilleure sélection de titres en vue des concerts. Je ne veux
pas faire peur aux gens, mais je pense que Black Country Communion est une formation qui a
besoin de temps pour s’imposer.

Sortir 2 albums en moins d’un an est aussi un bon moyen de prouver que Black Country
Communion est un vrai groupe et pas seulement un supergroup à court terme…

Absolument. L’appellation supergroup  peut souvent être péjorative car la plupart de ces
formations ne font pas long feu. Je sais qu’il y a des sceptiques à notre égard, mais nous
formons un vrai groupe ! J’espère effectivement que la sortie de 2 persuadera les gens que nous
sommes là pour de bon !

Avez-vous utilisé des chutes de Black Country sur 2 ?

Non pas du tout. Je suis parti de 0 pour composer 2. La première chanson que j’ai écrite est
« Faithless » et j’ai enchainé avec « Smokestack Woman » puis « Cold ». En fait j’ai composé
un titre par semaine pendant 2 mois. Ce second album a plus ou moins été entièrement écrit lors
de l’été 2010. Parfois j’allais rendre visite à Kevin Shirley pour lui faire entendre de quoi allait
être fait ce BCC 2, même si le projet était encore secret à l’époque. Nous avons travaillé
vraiment dur sur toutes ces chansons pour leur donner le potentiel qu’elles ont aujourd’hui.
Quant aux paroles, elles sont vraiment très sombres. Elles évoquent des choses telles que la
mort, la solitude, le chagrin, la douleur. Elles conviennent parfaitement à un disque de rock.

Etait-ce pour toi un moyen de faire le deuil de tes amis Ronnie James Dio et Gary Moore ?

Oui en quelque sorte car je ne voulais pas ignorer ces sujets. Je voulais évoquer et traiter ça dans
« Faithless » et « Cold » par exemple. Les paroles sont très sérieuses, je ne me voyais pas parler
de choses niaises, d’amour, de fleur et d’animaux. Parfois il faut savoir s’ouvrir le cœur, même
si c’est avec un couteau. 

Black Country a ni plus ni moins été enregistré live. Est-ce la même chose pour 2 ?

Oui, nous avons eu exactement la même façon de procéder. La seule différence est que le
premier album a été mis en boite en 4 jours et le second en 10 jours. Mais le feeling est similaire.
Tout est live ou presque. Il n’y a vraiment quasiment aucun overdubs. Cela dit, on peut entendre
des orchestrations dans « Save Me » et « Cold » et évidemment tout ça a été enregistré après
coup.

Kevin Shirley est toujours à la production et se voit même attribué de nombreux crédits
dans la composition de 2. Le considérez-vous comme votre 5ème membre ?

Il n’y a aucune ambigüité là-dessus. L’idée d’avoir recours à un producteur est que ce dernier
t’apporte quelque chose en réponse à tes chansons. Lorsque je faisais écouter les nouveaux
morceaux à Kevin, ce dernier pouvait parfois les compléter par des idées musicales qu’il me
suggérait. Après tout, je n’ai pas à être l’unique compositeur de Black Country Communion !
J’aime partager aussi bien le chant que l’écriture.

En parlant de ça, tu partages donc le chant avec Joe Bonamassa. Comment décidez-vous de
la façon de vous répartir les différentes parties ?

Sur ce nouvel album, j’ai volontairement écrit plus de choses sur mesure pour le chant de Joe. A
l’origine, je voulais qu’il chante aussi sur « Crawl » et « Smokestack Woman » mais Kevin a
considéré que ces 2 titres correspondaient mieux à ma voix. Mais mon désir était vraiment de
faire chanter Joe davantage, même si au final je suis celui qui chante le plus dans BCC, mais ça
n’a rien à voir avec moi. Ce n’est pas moi qui souhaite ça donc ne me venez pas me faire le
reproche ! Tous mes fans savent bien que j’adore partager le chant et c’est d’ailleurs ce que
David Coverdale et moi-même faisions à merveille dans Deep Purple. Je viens de cette école de
groupes à plusieurs chanteurs et je considère Joe comme un excellent vocaliste.

Vu qu’il chante aussi dans sa carrière solo, Joe souhaite probablement se concentrer sur la
guitare avec Black Country Communion n’est-ce pas ?

C’est exact, Joe souhaiterai seulement être le guitariste de BCC mais moi j’adore sa voix et je
souhaite donc l’utiliser. Je suis la personne qui le force un peu à chanter dans BCC et comme je
viens de le dire, si ça ne tenait qu’à moi, il chanterait encore plus ! Actuellement nous
fonctionnons un peu à la manière de The Rolling Stones où Keith Richards chante sur quelques
chansons seulement.

Tu es le seul détenteur des droits uniquement sur « Smokestack Woman », « Little Secret »
et « Crossfire ». N’as-tu pas soumise ces compositions à tes camarades ?

Il en a été de même pour tout l’album. En fait c’est moi qui ai tout écrit. Lorsque tu vois que
Bonamassa et Shirley sont crédités sur « Cold » et « The Outsider » par exemple, c’est juste
parce qu’ils ont apportés une petite modification à ma chanson. Concernant « Smokestack
Woman », « Little Secret » et « Crossfire », Kevin et Joe ont insistés pour que ces dernières
restent en l’état. Ils les trouvaient très « Glenn Hughes » et ne voulaient rien y changer. Je vais t'expliquer quelque chose au niveau des droits. Lorsque tu es le compositeur principal d’un titre, tu as la possibilité de choisir quelle part va revenir aux autres membres du groupe. Que ce soit 10%, 5% ou même rien du tout ! Je ne suis pas quelqu’un d’avare et j’ai toujours aimé partager mes chansons avec les autres. Lorsque quelqu’un soumet ne serait-ce qu’un petit changement, alors je lui cède des droits et du coup la réciproque est également vraie. J’ai pris la responsabilité de composer tout l’album, parce que je l’ai choisi. J’ai consacré de mon temps
l’année dernière pour accomplir cette tache. Il faut bien que quelqu’un le fasse non ? Laissez-
moi vous dire la chose suivante : à la base, tout le monde était censé écrire des chansons. Et au
final j’en ai écrit 11, Joe en a écrit 2 et c’est tout ! Si je n’avais pas endossé cette responsabilité,
alors nous n’aurions pas de nouvel album aujourd’hui !

Joe Bonamassa était encore très occupé par sa carrière solo ces derniers temps…

Voilà, tu as pigé pourquoi les choses se passent ainsi. Joe n’avait pas assez de chanson car il est
tout simplement trop occupé. Mais ce n’est pas une situation frustrante pour lui car il est heureux
de me laisser me charger de la composition.

En tout cas, 2 est un album très réussi. Il semble surpasser Black Country à tous les niveaux,
en étant à la fois plus énergique, mélodique et épique…

Epique ! Je suis heureux d’entendre ce mot. Je trouve que c’est l’adjectif parfait pour qualifier
ce disque. C’est une progression naturelle pour nous. C’est simplement le fruit d’un groupe qui
arrive à une plus grande maturité avec son deuxième album.

Joe nous a déjà prouvé sur Black Country qu’il n’était pas seulement un bluesman talentueux
mais aussi un excellent guitariste rock. Mais sur 2 son jeu est encore plus bluffant !
Considères-tu qu’il a le même pédigrée que des guitaristes comme Jimmy Page, Ritchie
Blackmore ou Tony Iommi ?

Cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Je considère à 100% que Joe Bonamassa n’a rien à envier
aux guitaristes que tu viens de citer. Joe est un guitariste incroyable et au jeu très varié. Il n’a
aucune limite. Ca a toujours été son souhait de pouvoir jouer dans un groupe de rock, et c’est le
cas aujourd’hui !

Un titre comme « Save Me » fait vraiment penser au « Kashmir » de Led Zeppelin  dans
l’esprit des orchestrations…

Assurément.

Tandis que « I Can See Your Spirit » rappelle vraiment les titres les plus directs de Led
Zep…

L’influence est encore plus évidente sur celle-ci.

Dirais-tu du coup que Led Zep fait office de plus grande inspiration pour BCC ?

Disons que nous ne nous efforçons pas volontairement de sonner comme Led Zeppelin, mais il
est clair que le fait d’avoir le fils de John Bonham à la batterie, nous apporte d’emblée une
certaine similitude. Ensuite, mon souhait était d’écrire un album qui puisse être considéré
comme un classique aux côtés de ceux de The Who, Led Zeppelin, Deep Purple ou Free. Nous
avons la même approche. Nous voulons êtres un groupe qui sonne comme dans les années 70 et
qui soit à la fois moderne. Tout le monde sait que je suis le plus âgé de la formation. Je viens
littéralement des années 70 et c’est le genre de musique que j’aime. J’ai d’ailleurs détesté les
années 80 et aujourd’hui j’espère que les gens comprennent que j’essaie de faire du neuf avec
mon éducation 70’s.

Sur le premier opus vous repreniez « Medusa » de Trapeze (dont Glenn a également fait
parti). Cette fois vous n’étiez pas tenté de dépoussiérer un autre titre obscur d’une formation
à laquelle vous êtes affiliés ?

Joe et Kevin souhaitaient refaire une reprise mais je m’y suis opposé. Je leur ai dit : « s’il vous
plait, écoutez bien mes nouvelles chansons. Concentrons nous là-dessus, nous n’avons pas
besoin de reprises, faisons du neuf ! ». Je n’ai pas envie de jouer des reprises avec BCC. Nous
disposons déjà de suffisamment de chansons pour nous en passer désormais. Je disais tout à
l’heure que j’ai écrit 11 chansons pour 2, mais en fait j’avais carrément 30 idées de morceau.
Aucun intérêt de faire des reprises pour moi. Au passage, je compte bien me servir de ces extras
que j’ai en stock en vue d’un nouvel album solo l’année prochaine.

En parlant de ça, ton dernier album solo First Underground Nuclear Kitchen (2008) était très
bon même si snobé par le public, sans doute car trop funk au gout des fans. Mais maintenant
que tu as BCC pour ton côté rock, vas-tu continué à exprimer tes influences funk en solo ?

(visiblement touché) Tout d’abord, merci du compliment pour First Underground Nuclear
Kitchen. Il y aura toujours un peu de funk quelque part dans ma musique, car ça fait parti de
moi, mais je ne poursuivrai pas dans la voix de First Underground Nuclear Kitchen. Mon
prochain album solo sera orienté blues-rock. Maintenant que j’ai retrouvé un public rock, je n’ai
plus envie de le lâcher. Il y a tout simplement plus de fans du Glenn Hughes qui joue du rock
que de celui qui joue du funk. Je sais que First Underground Nuclear Kitchen était trop funk
pour la plupart des gens. Pourtant pour moi c’est la même chose. Ce style fait parti intégrante de
ce que je suis. Glenn Hughes peut aussi bien être des chansons comme « Satellite » ou
« Imperfection » (extraits de First Underground Nuclear Kitchen) ou « The Outsider » et
« Smokestack Woman » (extrait de 2). Mais je veux de nouveau jouer devant le plus de gens
possible et pour se faire, j’ai plutôt intérêt à jouer du rock. J’y suis déterminé. Je souhaite jouer
du rock jusqu’à ce que mon squelette ne suive plus !     

Ta voix est toujours aussi impressionnante. Tu as beau avoir 58 ans, tu chantes avec
tellement de force et d’énergie sur un titre comme « Man In The Middle » par exemple. On
dirait que tu es au meilleur de ta forme. Le ressens-tu ainsi ?

Merci ! Nous avons fait quelque chose d’amusant à Los Angeles. Nous faisions justement
écouter « Man In The Middle » à des gens qui ne connaissaient pas l’existence de BCC et plus
particulièrement à des adolescents. Leur réaction était de croire que le chanteur était une
nouvelle révélation âgée d’à peine 25 ans (rires) ! C’est le plus grand compliment qui soit pour
moi, car la plupart de mes amis chanteurs de mon âge, ne parviennent plus à sonner aussi bien
qu’avant. Mais il faut dire que je suis très sérieux sur mon hygiène de vie. Je ne bois pas, je ne
fume pas et je m’assure de toujours dormir beaucoup. Je pense que le sérieux avec lequel je fais
attention à mes cordes vocales, s’entend dans ma voix. Lorsque l’on confond ma voix avec celle
de quelqu’un de 25 ans, je me sens béni ! Ca me rend humble. Au passage, nous allons faire un
clip de « Man In The Middle ».


Le rôle de Derek Sherinian est devenu bien plus important sur 2. On entend plus ses claviers
dans le mix et il se livre même à des duels avec Joe Bonamassa comme le montrent
« Crawl » ou « The Outsider »…

Oui il y a beaucoup plus de duels que sur le premier BCC. C’est quelque chose de totalement
délibérée. Arrivé à la moitié de l’enregistrement, nous avons réalisé que l’album aurait besoin de
davantage de sons de claviers organiques et qu’il serait intéressant parfois de le confronter à la
guitare. Nous étions tous d’accord concernant cette décision. C’était vraiment la meilleure chose
à faire car au bout d’un moment Derek commençait à se sentir lésé, du genre « et les mecs, je
fais quoi moi ? ». C’était naturel de lui accorder plus d’importance.

Vous allez donner votre premier concert en France cet été. A quoi les fans peuvent-ils
s’attendre ?

Nous allons effectivement jouer au Bataclan de Paris le 19 juillet prochain. Nous sommes
comme chacun sait, tous de très bons musiciens. Nous allons donc piocher dans chacun de nos
2 albums pour constituer un set solide, et il est fort probable que nous nous livrons à plusieurs
improvisations. De plus cela fera déjà 5 ou 6 semaines que la tournée aura débuté au moment où
nous jouerons à Paris et du coup je peux vous assurer que nous serons à plein régime et au
meilleur de notre forme. Gardez bien à l’esprit les capacités musicales des membres de ce
groupe. Si vous avez un peu d’imagination, vous pouvez vous faire une idée du genre de choses
qui risquent de se produire en live.

Inclurez-vous quand même quelques reprises ?

Pour le moment nous n’avons joué que 2 concerts en décembre dernier et nous avions interprété
des reprises (« Burn »  de Deep Purple, « No Quarter » de Led Zeppelin, « Medusa » de Trapeze
et « The Ballad Of John Henry » de Joe Bonamassa). Maintenant que nous avons un deuxième
album je ne suis pas sur que nous allons continuer à faire des reprises en concert même si nous
allons peut être conserver « No Quarter » car Joe adore la jouer.

Ce qu’il est commun d’appeler aujourd’hui le classic rock est vraiment revenu à la mode ces
dernières années avec une émergence de nouvelles formations qui jouent comme si elles
étaient dans les années 70. Apprécies-tu certains de ces nouveaux combos ?

En toute honnêteté je n’écoute absolument aucun nouveau groupe. C’est vraiment très difficile
pour moi de pouvoir le faire, car je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas quel groupe
vaut vraiment le coup d’être écouté. Je n’ai pas réellement eu l’opportunité d’être exposé à des
jeunes formations. Ce que je veux dire par là, c’est que je n’ignore pas l’existence de toute une
nouvelle scène qui joue à la manière de Led Zep, Deep Purple et The Who. Mais par exemple, il
y a 20 ans, The Black Crowes avait débarqué avec un style très proche de celui de The Rolling
Stones et The Faces, et ils avaient rencontré un très gros succès. Ils étaient donc faciles à
découvrir. Aujourd’hui, je ne vois vraiment aucun nouveau groupe qui marche suffisamment
pour être exposé à leur musique. Il y a bien un groupe récent que j’aime beaucoup, mais c’est
dans un toute autre style puisqu’il s’agit de Muse. Je viens de trouver un exemple pour illustrer
le constat dont je parle. Prenons The Answer. Ces mecs ont le même management qu’AC/DC et
ont eu l’opportunité d’ouvrir pour eux dans le monde entier et dans les plus grands stades.
Logiquement, on pourrait se dire qu’après une telle tournée, The Answer allait cartonner, mais
en fait, on dirait qu’ils n’ont quasiment pas gagné de nouveaux fans et le groupe n’a pas pris en
importance. Je ne sais vraiment pas expliquer ce phénomène, mais le succès semble fuir tous les
nouveaux groupes.

Tu as participé au concert de Heaven & Hell en hommage à Ronnie James Dio l’année
dernière au High Voltage de Londres. Comment as-tu vécu ce concert très spécial ?

C’était triste et je n’étais pas à l’aise. Je ne peux pas remplacer Ronnie James Dio, mais c’était
un frère pour moi. Nous lui devions un dernier salut. Mais c’était très dur de faire ce concert. Il
y avait Wendy effondré en larmes à gauche de la scène et ma femme également en larmes de
l’autre côté. Ce n’était pas facile, ni même amusant. Mais c’était quelque chose de nécessaire.
Finalement le seul moment où nous avons relâché la pression est quand Phil Anselmo a
débarqué sur scène pendant « Neon Knights ». Je connais Phil depuis ses débuts dans Pantera et
je le considère comme un petit frère. Les gens ont pensé à tord que j’étais choqué de la façon
dont il m’a attrapé en faisant irruption sur scène. Je tiens à préciser que ce n’est absolument pas
le cas. Je lui ai même donné mon micro et je suis familier de ces habitudes. Il fait toujours ça !
(ndlr : voir Glenn Hughes essayer d’imiter la voix grave d’Anselmo et bouger ses mains comme
s’il était un gorille est assez poilant !).

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