Steven Wilson - Steven Wilson

 

 STEVEN WILSON

INTERVIEW AVEC STEVEN WILSON

05 FEVRIER 2013 PAR TELEPHONE

 

 

 

 

 

 

 

 


Steven Wilson est un véritable génie musical qui ne semble pas pouvoir connaître la panne d’inspiration. Après avoir mis un grand coup de pied au cul au monde du rock progressif avec Porcupine Tree, le voilà qui enchaine d’excellents albums solo dans une veine plus 70’s et avec tout autant de brio. Son troisième album en solitaire, The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) est une nouvelle réussite et comme à son habitude, Steven Wilson parle de sa dernière offrande avec beaucoup de passion !


Peux-tu expliquer le concept de The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) ?

Steven Wilson (chant, guitare, claviers, basse) : J’ai besoin d’une trame, d’un thème, d’un fil conducteur afin de composer et de créer un disque, étant incapable de lier des chansons entre elles de manière aléatoire et ce nouvel album ne fait pas exception à la règle.The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) est une collection de courtes histoires que j’ai illustrées en musique. Même si ce n’est pas vraiment une idée nouvelle, la nouveauté pour moi fût de créer une thématique autour de différents récits au lieu de le faire à partir de chansons différentes. C’est la base de l’album. J’aime particulièrement le fait d’avoir abordé des histoires traitant d’esprit, de revenant et de choses surnaturelles à la manière littéraire classique et non de façon moderne. Les histoires de cet album s’inspirent des comptes de fée de l’époque victorienne d’une certaine manière. J’adore toutes ces histoires merveilleuses qui ont été écrites à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle car ces histoires faisant appel à des fantômes et autres personnages surnaturels gardaient toujours un lien avec des thèmes chers à l’humanité comme la mortalité, le regret et le sentiment de perdre quelqu’un ou quelque chose. C’est de ce genre d’histoires que j’ai puisé mon inspiration au niveau des paroles et cela a également influencé de bien belle manière l’artwork et la présentation de l’album. A noter qu’il y aura une édition spéciale magnifique qui se présentera sous la forme d’un véritable livre de 128 pages illustrant toutes ces différentes histoires surnaturelles.      

En parlant de l’artwork, la pochette est vraiment différente de ce à quoi tu nous as habitué par le passé et on dirait que tu n’as pas confié la tâche à Lasse Hoile n’est-ce pas ?

Effectivement Lasse Hoile n’est pas de la partie cette fois pour la simple et bonne raison que l’artwork se base sur des illustrations et non pas des photographies. J’ai donc collaboré avec le dessinateur allemand Hajo Mueller. J’aime beaucoup son style car on dirait que ses dessins ont été réalisés par des enfants et dans le même temps ces derniers ont un côté sombre et macabre. J’adore ça car je ne veux pas obtenir un rendu trop propre et je trouve que son style est à la fois joli et chaotique. Je le trouve parfait pour illustrer de sombres comptes de fée.

Contrairement à Grace For Drowning (2011) qui a été fait avec une multitude de musiciens différents, The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) a été mis en boite avec ton groupe live. On peut imaginer que cela a changé complètement la dynamique n’est-ce pas ?

Oui complètement. Il y a une énorme différence entre écrire des chansons pour ta carrière solo sans savoir à l’avance qui jouera dessus et d’écrire spécifiquement avec un groupe de musiciens en tête qui a déjà une alchimie grâce au temps que nous avons passé ensemble en tournée. Je pense que l’on peut établir un parallèle entre Grace For Drowning et The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) dans le sens où ce dernier peut être vu comme une continuation de certains éléments de son prédécesseur. Mais à mes yeux, la différence principale entre les 2 albums est qu’ayant été composé pour être joué par la formation live, The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) possède beaucoup plus de cohésion. On sent que c’est le même groupe de musiciens sur chaque titre et toutes les chansons vont dans une direction commune tandis que Grace For Drowning était vraiment très varié en mêlant aussi bien des influences électroniques, des ballades au piano ou bien encore de longs titres progressifs et jazzy. Attention, je ne dis pas que c’est une mauvaise chose. A vrai dire c’est ce que j’adore à propos de Grace For Drowning. Mais il est indéniable qu’en ayant composé The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) pour un groupe défini, je me suis davantage concentré sur un style en particulier ce qui donne au disque le sentiment d’être plus cohérent.

Les musiciens de ta formation live les plus connus auprès de tes fans semblent être Nick Beggs, Marco Minnemann et Theo Travis. Mais lorsque l’on entend les solos de guitare fantastiques sur « Drive Home », « The Holy Drinker », « Pin Drop » ou « The Watchmaker », on se dit que Guthrie Govan mérite une présentation car ces solos ne te ressemblent pas et sont surement son œuvre n’est-ce pas ?

Guthrie a joué ave le rappeur britannique Dizzee Rascal qui jouit d’une immense popularité et il a également joué pendant 4 ou 5 ans avec Asia où il était chargé de reproduire les solos de Steve Howe ! Guthrie n’est pas encore très connu du public car il n’a jamais vraiment fait parti sur le long terme d’un groupe, mais il jouit d’une sacrée réputation dans le cercle fermé des guitaristes car il possède un jeu absolument extraordinaire ! A part un solo dans un titre que tu viens de mentionner, Guthrie s’est occupé de tous les autres. De toute façon c’est bien simple : dès que cela sonne comme un solo fait par un véritable guitariste, c’est Guthrie qui s’en est chargé (rires) ! Il y a d’ailleurs beaucoup de solos sur cet opus et je pense que cela constitue une de ses principales forces car on m’en parle de plus en plus.

Prenons l’exemple du solo final sur « Drive Home », ça me colle la chair de poule à chaque fois…

Ce solo est fantastique et tu sais pourquoi ? Parce qu’il a été mis en boite en une seule prise ! Cela vient aussi du fait que nous avons enregistré cet album en live, en jouant tous les uns avec les autres et Guthrie a donc accouché de ce solo alors que le reste du groupe jouait avec lui. On peut ainsi entendre sur ce solo en particulier une interaction entre Guthrie et Marco et ce genre de détails font la différence. J’ai plusieurs versions de ce titre avec un solo complètement différent à chaque fois. Guthrie improvise chacune de ses prises. Voilà ce qui est formidable dans le fait de disposer d’excellents musiciens qui ont un background jazz. Ils peuvent improviser des solos à tout moment et n’ont pas à rentrer dans ce processus où il faut apprendre des plans en particulier afin de sortir un solo de manière un peu mécanique. A vrai dire, c’est exactement ce qui a commencé à me lasser dans la musique rock et c’est pourquoi je tiens particulièrement à ramener une sensibilité jazz dans ma musique. J’aime l’idée de spontanéité et le fait que tout soit en perpétuelle évolution et changement. Malheureusement, je suis incapable de jouer comme ça et de pouvoir improviser de cette manière. Mes solos de guitare sont tous étudiés de façon très précise et je compose littéralement chaque note une par une et je me contente ensuite de les jouer. Mais les musiciens qui m’entourent n’ont pas besoin de composer leurs solos ni même d’y réfléchir. Ils ont la capacité d’accoucher de quelque chose de fantastique à n’importe quel moment. Il suffit de leur demander. C’est ce qui donne cette impression de fraicheur et ce sentiment de profondeur et de spiritualité au disque.

Pour rester sur les solos de guitare, tu as toujours été habitué dans ta carrière à jouer au moins 90% d’entre eux. Comment te sens-tu lorsque tu laisses désormais quelqu’un d’autre se charger de ce secteur ?

Je me considère toujours en charge de ce secteur car je demeure le producteur. Mais à vrai dire j’adore le fait de ne quasiment plus jouer aucun solo. C’est ce que j’ai toujours souhaité en toute franchise. Je n’ai jamais voulu devenir guitariste, ni même chanteur. A la base, lorsque j’ai commencé la musique, je voulais être uniquement compositeur et producteur. Je voulais diriger d’autres musiciens qui adoreraient ma musique. Le problème c’est que lorsque j’ai débuté au début des années 90, personne ne voulait jouer ma musique. J’ai donc commencé à apprendre quelques nouveaux trucs à la guitare, à la basse et aux claviers. J’ai également appris à programmer des samples de batterie et à chanter. Comme personne ne voulait jouer avec moi, j’étais désormais en mesure de pouvoir faire tout moi-même comme c’est le cas sur les premiers disques de Porcupine Tree. Aujourd’hui les choses ont évolués et sont très différentes. Je me trouve dans une position où ma musique intéresse beaucoup de gens et je peux choisir des musiciens incroyables pour la jouer. Je peux enfin être le directeur musical que j’ai toujours voulu être à la manière de Frank Zappa. Ce dernier avait toujours dans son groupe des musiciens qui étaient meilleurs que lui sur leurs instruments mais Zappa restait celui qui avait l’imagination, les idées et celui qui dirigeait les autres. C’est la position dans laquelle je me trouve et c’est celle à laquelle j’ai toujours aspiré. Je dispose de musiciens fantastiques mais je reste celui qui leur dit où aller ! Cela me permet aussi sur scène d’être davantage un artiste et un frontman. Je joue un peu de chaque instrument en concert, mais je me concentre surtout sur le chant et sur l’aspect plus artistique. J’adore cette position et encore une fois je n’ai jamais voulu devenir guitariste. Je ne joue d’ailleurs jamais de cet instrument avant d’en avoir vraiment besoin pour une chanson. Je pourrai très bien rester un an sans toucher la moindre guitare. Je n’ai pas spécialement de passion pour cet instrument. Ma passion se trouve dans le fait de créer et de produire des albums. De toute manière lorsque tu as un mec comme Guthrie dans ton groupe, il n’y a aucun intérêt à essayer de jouer de la guitare (rires) !

Le titre « Luminol » est assez ironique car il y a 10 ans tu te serais refusé à publier une chanson dont le début et la fin sonnent autant comme du rock progressif 70’s classique. Te sens-tu finalement libre de toutes règles aujourd’hui ?

Oui en quelque sorte. Les chansons de ce nouvel album me ramènent de manière générale à mes racines musicales, à mon passé et à ce que j’écoutais au départ en tant que fan de musique et en l’occurrence il s’agit de rock progressif classique. J’en écoutais énormément quand j’étais gamin et cela fait parti de mon ADN musical. J’écoutais King Crimson, Pink Floyd et tous les autres à longueur de journée. Puis j’ai soudainement arrêté d’écouter ce genre de musique pendant les années 90. Je me suis mis alors à la musique électronique, à la musique drone, au jazz et plein d’autres choses, mais j’ai arrêté d’écouter du rock progressif et d’écouter tous ces albums que j’adorais quand j’étais très jeune. Seulement voilà, il y a 3 ou 4 ans on m’a proposé de remixer les albums de King Crimson. J’ai alors redécouvert cette musique que j’adorais tant dans ma jeunesse. Il s’agissait même plus que de l’écouter à nouveau car on m’a laissé l’opportunité de pénétrer cette musique et de pouvoir comprendre encore mieux comment elle avait été crée. On m’a fait la même proposition avec le répertoire de Jethro Tull. Alors que ce genre musical m’était sorti de la tête pendant 20 ans, je n’ai plus que lui à l’esprit depuis 3 ou 4 ans ! L’autre raison de ce retour dans mon passé vient également de ma lassitude concernant le fait d’incorporer des éléments heavy metal dans Porcupine Tree. J’en avais marre et je souhaitais ramener une facette jazz plus profonde dans ma musique. Puis j’ai beaucoup plus confiance en moi aujourd’hui et je n’ai plus peur d’avoir l’air nostalgique ou rétro en utilisant ce genre d’influence. Je sais que quoique je fasse, et les gens me le disent à propos de cet album, cela sonnera comme du pur Steven Wilson et qu’il y aura toujours des éléments modernes dans ma musique, même si j’utilise ici des références ayant trait à mes racines. Je suis donc effectivement très à l’aise avec mes influences rock progressif 70’s aujourd’hui.

« Luminol » est un bon exemple de l’interprétation magistrale de ta formation. Leur donnes-tu des compositions figées ou au contraire bénéficient-ils d’une grande liberté pour accoucher de leurs parties ?

C’est un peu des 2 en fait. Je mentirais si je disais que les chansons changent de façon significative une fois que je les partage avec ma formation. Je suis un malade du contrôle (rires) ! Je planifie tout, je fais mes démos seul et je sais exactement où je veux aller. Par ailleurs je suis presque impossible à convaincre lorsqu’il s’agit de soumettre une idée différente de la mienne. Cependant à chaque fois qu’il y a un solo sur le disque ; et il y en a plein que ce soit des solos de guitare, de Fender Rhodes, de piano, de flute ou de saxophone ; ce sont véritablement mes musiciens qui s’expriment. Sur chaque solo, ils posent leur voix, leurs idées et ils jouent les notes dont ils ont envie sans aucune consigne de ma part. C’est donc un peu des 2 dans le sens où ils ont eu beaucoup d’impact sur ce disque à travers leurs solos et leur interprétation, même s’ils ont été soumis à des compositions aux structures précises et définitives et dont je suis seul à avoir le contrôle.

« The Watchmaker » est de très loin le titre que je préfère sur The Raven That Refused To Sing (And Other Stories). J’irai même jusqu’à dire que la longue partie du milieu entre la 3ème minute et la 9ème minute est une des plus belles choses que j’ai entendu de ma vie en musique ! Parle moi plus en détail de cette chanson !

Oh merci beaucoup ! C’est vrai que ce long passage est une très jolie pièce musicale. J’en suis très fier. Plus particulièrement lorsque je pense à la partie au piano qui m’a demandée beaucoup d’effort pour prendre forme. J’ai également du batailler pour lier de façon cohérente toutes les différentes parties de cette chanson qui raconte donc l’histoire de l’horloger (watchmaker en français). Cela m’a pris beaucoup de temps mais c’était quelque chose de très important pour cet album. C’est vraiment la partie de piano dont je suis le plus fier car jusque là dans ma carrière, je n’avais jamais écrit quelque chose d’aussi complexe sur cet instrument. Pas vraiment que cette mélodie de piano soit complexe, mais elle est clairement à un niveau supérieur de tout ce que j’ai pu faire au piano jusque là. C’est une partie que tu peux isoler et jouer seul et elle n’est pas si évidente que ça techniquement. Cette partie a constitué un vrai défi pour moi et j’ai le sentiment d’avoir atteint un niveau supérieur. Mais encore une fois, j’ai écrit une partie de cette trempe parce que je savais que j’avais à ma disposition des musiciens capables de l’interpréter !

Grace For Drowning et The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) présentent des points communs tandis que ton premier album solo Insurgentes (2008) est plutôt éloigné des 2 autres…

Je suis complètement d’accord avec ce constat et la raison est simple : j’ai mis en boite Insurgentes avant que l’on me propose de remixer les albums de King Crimson et Jethro Tull et je ne m’étais donc pas encore replongé dans le rock progressif des 70’s tandis que les 2 autres ont été fait alors que j’étais totalement immergé dans ce style.    

Je disais ça car on pourrait avoir l’impression que Grace For Drowning et The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) donnent le ton sur le style musical souhaité pour ta carrière solo, mais j’imagine qu’il est tout à fait probable que le prochain album soit complètement différent n’est-ce pas ?

Grace For Drowning et The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) sont assez différents à mes yeux mais il est clair qu’il existe une connexion entre les 2. Je ne réfléchis jamais trop en avance à ce genre de choses mais si je me penche sur mon passé, je sais pertinemment que lorsque je m’enferme dans un style pendant 2 ou 3 albums d’affilée, je finis par me lasser et avoir envie de changer. Je ressens ce besoin de me réinventer en permanence. Ce fût d’ailleurs un problème pendant longtemps pour moi. Le fait de changer de style si souvent dans ma carrière a souvent posé de gros problèmes au niveau de l’aspect marketing. C’est difficile pour une maison de disque lorsqu’elle est confrontée à un artiste qui change de style d’un album à l’autre. Mais après 20 années passées à changer constamment de style, mes fans ont fini par s’habituer à la situation et c’est beaucoup plus facile aujourd’hui. Pour répondre à la question, je ne peux pas m’imaginer être épanoui en donnant plus de 3 albums dans un genre musical en particulier et il est donc prévisible que je change encore d’horizon dans un avenir proche.

Pour finir, quel est le statut de Porcupine Tree actuellement ?

Je n’ai vraiment pas grand-chose à dire sur le sujet. J’ai fait Porcupine Tree pendant 20 ans et j’ai publié 10 albums. Le groupe n’a pas splitté mais au bout de tout ce temps j’ai réellement ressenti le besoin de faire autre chose. Il n’y a rien de négatif ou de dramatique autour de l’inactivité de Porcupine Tree. En toute franchise, je pense que je suis un peu égoïste pour tout ce qui a trait à ma carrière mais c’est aussi ce qui fait ce que je suis, et j’ai le sentiment de faire aujourd’hui la meilleure musique de ma carrière tout en étant entouré des meilleurs musiciens avec qui j’ai pu jouer. Je sais que beaucoup de gens ne seront pas d’accord avec ce constat mais cela n’a aucune importance, car je prête seulement attention à ce qui compte à mes yeux. Ayant dit cela, pourquoi reviendrai-je en arrière pour refaire du Porcupine Tree ? Ce n’est pas quelque chose que je peux envisager à ce stade de ma carrière même si je pense que Porcupine Tree sortira de son sommeil un jour ou l’autre. Mais j’ai tellement le sentiment d’avoir atteint un pic créatif et de faire quelque chose de vraiment spécial aujourd’hui qu’il n’y a aucune raison d’arrêter ça pour me replonger dans Porcupine Tree. Mais encore une fois, il n’y a vraiment aucune mauvaise nouvelle autour de Porcupine Tree. Le groupe existe toujours, il n’a simplement aucune actualité en ce moment. Je n’ai jamais voulu qu’un projet prenne le pas sur ma propre vie et je n’ai jamais souhaité me consacrer exclusivement à un seul projet. Une des raisons qui me font aimer être musicien est le fait de pouvoir faire différentes choses avec des personnes différentes. Je sais que c’est égoïste de ma part, mais c’est comme ça.   

C’est logique considérant le bel élan créatif dans lequel tu es en ce moment et pour être franc je préfère de loin entendre un titre tel que « The Watchmaker » au lieu d’entendre pour la millième fois « Trains »…

Porcupine Tree n’a jamais vraiment eu le moindre hit mais il est clair que les fans avaient des attentes particulières avec ce groupe et je suis assez heureux de pouvoir m’en détacher actuellement et de me concentrer à faire des choses fraiches et nouvelles. Le moment le plus excitant avec Porcupine Tree était lorsque nous avons sorti In Absentia (2002). Le groupe s’essayait à des choses très nouvelles et nous nous dirigions dans une direction très intéressante. Les choses bougeaient enfin pour nous et ça allait dans le bon sens. Mais arrivé à la fin du cycle de The Incident (2009), je ne savais plus quoi faire de Porcupine Tree. Je n’arrivais plus à imaginer la moindre suite. Je ne parvenais plus à entendre dans ma tête la moindre musique pour ce groupe et je savais pertinemment que la musique que je commençais à avoir à l'esprit, celle pour Grace For Drowning, ne conviendrait pas à Porcupine Tree car ses musiciens ne seraient pas capables de la jouer et n’en auraient d’ailleurs pas la moindre envie. Me voilà donc aujourd’hui avec ce très bel album sous la besace qu’est The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) et tout va pour le mieux !    
    
 
 
     


          
     

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