Anathema - Distant Satellites

 

ANATHEMA

DISTANT SATELLITES

 

 

 

 

 

 

Anathema a entamé une sacrée résurrection avec l’album We’re Here Because We’re Here (2010) et le groupe n’arrête plus de battre le fer tant qu’il est chaud depuis ! Après un Weather Systems (2012) tout aussi convaincant et dans la même veine, Anathema ne change pas radicalement de direction pour ce Distant Satellites, dont la première moitié s’inscrit même dans une continuité totale de ses prédécesseurs, mais prend en revanche l’auditeur à contrepied sur la fin de cet album à la nature pour le moins hybride ! Tout commence avec ce qui a fait la force des 2 opus précédents, un « The Lost Song » divisé en 3 parties (où on ressent d’emblée que c’est désormais Daniel Cardoso qui joue la batterie voyant John Douglas se concentrer sur l’écriture, les beats électroniques, les claviers etc…) dans un registre emphatique désormais classique pour Anathema, où d’une simple idée de piano parvient à naitre un morceau fleuve où Danny Cavanagh laisse libre court à son inspiration débridée et où les voix célestes de Vincent Cavanagh et Lee Douglas s’entremêlent avec brio. Toujours en territoire assez familier, le plus orienté sur la guitare « Dusk (Dark Is Descending) » et sa mélodie dissonante et intéressante convainc également avant de laisser la place à un des plus beaux titres de la galette avec un « Ariel » poignant, épique à souhait et tout simplement magnifique de beauté ! Un futur grand moment des concerts du groupe, tout comme le titre « Anathema » qui possède les mêmes qualités ainsi qu’un solo de bravoure signé Danny Cavanagh ! C’est ensuite que le combo britannique surprend, quand après un « You’re Not Alone » dispensable et un « Firelight » quant à lui très réussi, avec ce son de clavier ressemblant à un orgue cosmique posant ainsi une bien belle ambiance et un parfait lancement pour le titre éponyme du disque, un « Distant Satellites » qui fera couler beaucoup d’encre tant son caractère très électronique pourra décontenancer de prime abord, et pourtant ça fonctionne bien ! Anathema s’était autorisé quelques expérimentations electro ci et là dans sa carrière, mais jamais en l’assumant à ce point, et autant la nature du groupe peut paraitre forcément organique, autant dans un registre plus synthétique, l’émotion parvient toujours à être au rendez-vous. Ce disque qui semble au final être le point liant entre 2 époques du groupe, celle que l’on vient de connaitre depuis 2010 et le futur, se termine de belle manière avec un « Take Shelter » qui clôt le débat tout en délicatesse et qui arbore lui aussi des sons plus électroniques. Anathema signe à nouveau un très bel album et attise au passage la curiosité quant à son futur !   

Genre :
Art-rock

Sortie :
10/06/2014

Label :
Kscope

Produit par :
Christer-André Cederberg

Mixé par :
Christer-André Cederberg & Steven Wilson

Line-up :
Vincent Cavanagh - chant, guitare, basse, claviers
Danny Cavanagh - guitare, piano, chant, basse, claviers
John Douglas - batterie électronique, percussions, claviers
Lee Douglas - chant
Daniel Cardoso - batterie

Tracklisting :
01-The Lost Song, Part 1
02-The Lost Song, Part 2
03-Dusk (Dark Is Descending)
04-Ariel
05-The Lost Song, Part 3
06-Anathema
07-You're Not Alone
08-Firelight
09-Distant Satellites
10-Take Shelter
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